Prise de parole: les 7 règles d’or

Les règles:
de l’importance des « fondations »

Règle n°1
La bonne posture: la parole est projectile

Je suis aligné sur mon centre, ancré dans le sol: mon territoire, avec mes « bagages ». L’autre est dans le sien, avec les siens.
En prenant appui sur le sol, projetant ma voix, je sens, j’assume et revendique la distance qui me sépare de celui qui est en face de moi.
Je ne cherche pas à fusionner avec l’autre. Je ne joue pas collé à la table.

Règle n°2
L’important c’est le message.
La balle. Pas moi.

Je ne suis que le pylône par lequel mon message passe. La passion qui m’anime, la flamme que je porte et communique me traverse – des pieds à la tête.
Mon message est supérieur à moi et à mon auditoire. Il est puissant.
Je ne m’expose pas. Je suis derrière. Ils sont venus non pas pour moi, mais pour le message que je porte.
Mon pylône doit être suffisamment bien bâti pour pouvoir supporter la puissance de celui-ci.

Règle n°3
La bonne posture: la connexion

Connexion à tout ce qui m’entoure. L’espace et l’interlocuteur. Tel une toile de parachute. C’est ce qu’on appelle la présence: être là.
Habiter le temps et l’espace.
Je regarde à qui je parle, yeux dans les yeux.
Je ne fuis pas, ni ne balaye mon regard. Je ne fais pas semblant. Sinon je parle tout seul.
Aucune balle ne peut atteindre l’autre.

Règle n°4
Je suis centré sur moi et
j’ai le souci de l’autre.

La plupart du temps, c’est le contraire: je suis centré sur l’autre (son regard me pèse, me happe) et j’ai le souci de mon image, de moi: que va-t-il penser ?
Souci de l’autre: je choisis mes mots, mes phrases pour lui.
Si mon attention est tourné vers l’autre, paradoxalement le stress diminuera.

Règle n°5
Il n’y a pas de monologue. Tout est dialogue. ​

Même lorsque je suis seul à parler.
Je parle, l’autre reçoit et me « répond ». Je reçois à mon tour et lui réponds.
Les respirations dans ma parole sont des espaces créés pour que les autres y prennent place.
Je suis dans un ajustement permanent à l’autre.
Dans l’écoute.

Règle n°6
Je fragmente ma parole. Je respire.

Mon objectif: me faire comprendre par l’autre, sans que celui-ci ne fasse d’effort.
Je découpe ma parole en unité de sens. Je la fragmente. Je fais des pauses. Je « conduis » mon public ainsi. Pas à pas.
C’est ce qui distingue le texte oral, par nature haché, alternance de son et silence, du texte écrit.
J’écris mon allocution à haute voix, en la parlant. Et je la retranscris. Il n’y a que la structure qui est préalablement écrite.

Règle n°7
Prendre la parole, c’est agir.

Parler, c’est convaincre.
Se mettre en action. Embarquer l’auditoire. Le déplacer.
Ce n’est pas ouvrir un robinet.
C’est une action globale: organique. Je suis impliqué dans tout mon corps. J’incarne.
Si je rentre dans l’espace en me retroussant les manches et en pensant: « action », et non pas: « c’est à moi de parler », le stress diminuera fortement.

Comment y arriver ?

Les bases techniques, les fondations, on le voit, sont fondamentales.
Pour cela, j‘ai besoin d’avoir un bon outil en état de marche:

  • Ancrage dans mon territoire, centrage, alignement avec son moi, son désir.
  • Respiration ventrale, voix placée, souplesse du corps.
  • Emotion qui circule d’une manière fluide.
  • Et enfin une tête libérée, « au-dessus » du corps.

Quelques séances suffisent !