Des solutions et des astuces qui marchent !
Parler trop vite est le mal du siècle !
Le monde s’est accéléré, et avec lui tous les outils technologiques.
Nous allons de plus en plus vite, avec nos corps (pour nous déplacer)
mais aussi avec nos yeux, nos mains, nos cerveaux
sur nos écrans et claviers divers.
Le résultat ?
Nombre de personnes parlent trop vite,
et ne se font plus comprendre
et perdent leur impact.
Mais parfois, on parle vite car c’est une manière de se débarrasser de son texte.
Dans ce cas, on est dans l’évitement: on fuit son destinataire.
Quelles que soient les raisons : la parole n’atteint pas l’autre.
La communication ne se fait pas.
Ici, vous trouverez des conseils et astuces très simples,
faciles à mettre en place pour ne plus parler trop vite.
1. Qu’est-ce que la parole ?
Dans ce chapitre, nous allons nous intéresser à l’aspect technique de la parole.
Pourquoi ? Parce que la parole est avant tout un outil.
Et une bonne maîtrise de l’outil passe par une bonne connaissance de la technique.
➤ Parler, c’est atteindre sa cible
Si effectivement la vitesse de nos déplacements s’est accélérée
de manière vertigineuse, si nous franchissons l’espace de plus en plus vite,
si l’espace en général a tendance à devenir
de plus en plus petit, il y a une distance qui, elle, ne bouge pas :
celle qui me sépare de l’autre.
L’autre est ce qui n’est pas moi.
Parler est la prise en compte même de cette distance
que j’ai avec l’autre : nous sommes différents.

La parole nait justement de cette différence, de cet écart entre l’autre et moi-même.
Parcourir cet espace demande du temps qu’on ne peut pas raccourcir.
➤ La parole est projectile
La parole doit être projectile : ceci est la règle n°1 de toute prise de parole
La parole est projection du son pour atteindre l’autre.
Si ma parole ne tient pas en compte cette distance,
alors je « rate » l’autre

Lorsque vous parlez en « débit de mitraillette« , c’est exactement ce qui se passe !
Les sons sont courts: ils n’ont pas le temps d’arriver jusqu’à l’autre.
Vous êtes dans votre bulle: vous parlez tout seul.
Pour cela, une bonne posture est nécessaire.
➤ Parler, c’est adopter une bonne posture
J’ai une bonne posture quand…
1. Je suis ancré, je prends appui sur le sol.
Mes genoux sont déverrouillés.
Mes jambes pèsent plus que le haut de mon corps.
2. Ma voix prend appui sur mon diaphragme,
comme une balle rebondissant
sur une « raquette » : elle est souple, étendue
et se déploie dans l’espace
pour atteindre sa cible.
3. Ma respiration est abdominale.
*Aucune « raquette » dans le cou ! Si vous utilisez votre gorge pour parler,
alors inévitablement, vous basculerez
dans un « débit-mitraillette »: petits sons brefs et rapprochés.
J’apprends l’ancrage et la respiration ventrale >>
J’apprends à placer ma voix >>
Adopter une bonne posture va naturellement
vous faire ralentir !
Essayez ! c’est imparable !
2. Qu’est-ce bien communiquer ?
➤ Communiquer, c’est fragmenter et… écouter
Ecoutez-vous parler avec vos proches,
avec lesquels vous êtes confiant et fluide. Ecoutez-les parler.
Dans la vie, lorsque nous communiquons, racontons une histoire,
émettons une opinion etc… nous fragmentons !
c’est exactement ce que nous faisons,
sans nous en apercevoir !
Le langage parlé est toujours fait de petites phrases ou petits fragments de phrases
extrêmement courts. C’est ce qui le distingue du langage écrit.
Lorsque ma communication est fluide et naturelle,
je fais naturellement des petites pauses.
J’accueille l’autre.
Comme si je ponctuais ma parole de multitudes : « OK ? tu me suis ? »
Car mon objectif premier est que mon message parvienne à destination:
que l’autre me comprenne.
J’essaie de faire en sorte que l’autre n’ait pas d’effort à faire pour me comprendre.
Je découpe mes phrases en segments afin que ma parole
Soit la plus intelligible possible.
Parler naturellement, c’est segmenter.
Découper ses phrases, créer des silences entre elles.
Comme si l’on s’assurait, à chaque pause, que l’autre
ait bien reçu le sens de mes mots.

« Je parle trop vite »
L’erreur à ne pas faire
Ne pas penser à ralentir !
Je vois beaucoup trop de personnes qui essaient de corriger la vitesse de leur parole
en se disant: « Ralentis ! »
Or il n’y a rien de plus artificiel : les sons sont ralentis et le résultat désastreux,
absolument pas vivant ni naturel !
Et on se retrouve encore plus coupé de son interlocuteur
puisqu’on se met en mode « auto-surveillance » et le malaise grandit…
On ne s’en sort pas.
Non !
il ne faut pas penser : « ralentir » mais : « segmenter ».
➤ Parler, c’est dialoguer
C’est adapter, seconde après seconde, sa parole à l’autre.
C’est s’installer dans une écoute de l’autre.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le monologue n’existe pas.
Je suis toujours en dialogue avec l’autre, même si je suis seul à parler.
La vraie parole est à l’image d’une partie de ping-pong.
D’ailleurs, l’autre me renverra toujours la balle à sa manière, même s’il reste silencieux:
micro mouvements des yeux, du front etc…
Cela signifie qu’il suit (ou pas), qu’il est intéressé (ou pas).
La respiration est aussi à l’image du ping-pong :
j’inspire (l’autre, l’extérieur, le monde) et j’expire
Nous aurons donc ce shéma :
Je parle vite
je ne respire pas
je suis seul (monologue)
3. La meilleure astuce pour ne pas parler trop vite
REMPLACER L’INJONCTION: « Je ralentis » par:
« L’AUTRE DOIT ABSOLUMENT ME COMPRENDRE »
Ceci doit être votre objectif n°1 !
Vous êtes doublement gagnant : c’est une astuce qui fait considérablement baisser le stress.
Car vous n’êtes plus axé sur vous, mais sur l’autre.
Vous avez le souci de l’autre, et non pas le souci de votre image.
Un « truc « qui va améliorer considérablement votre parole :
imaginez que la personne devant vous ou le public à qui vous parlez a,
pour une raison quelconque, du mal à comprendre.
Imaginez, sans changer votre contenu, que vous avez affaire à
des personnes étrangères
ou bien à des lycéens ou même des vieillards, un peu Alzheimer…
Résultats garantis !
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Aller plus loin…
Pourquoi je parle trop vite ?
Lorsque la cause est psychologique :
Parler vite trahit un manque de confiance en soi.
Peur du jugement, peur du regard de l’autre. D’un stress ou anxiété.
Nous nous débarrassons alors de notre texte le plus vite possible,
évitant de regarder vraiment l’autre, et de lui parler vraiment.
Dans les deux cas, je reste dans notre bulle.
Je n’ai pas le souci de l’autre, mais seulement de mon image.
Le regard est flottant, n’accroche personne.
Ma parole n’a pas de cible.
pour cela:
☞ deux guides, deux fiches pratiques
pour vous aider à vous débarrasser de l’anxiété :
☞ Un article pour comprendre les causes intimes de vos freins
et vous en débarrasser définitivement :
Je veux progresser rapidement en étant accompagné
Découvrez mon coaching en prise de parole.
Quelques séances suffisent, n’hésitez pas !
