« Je suis timide, je n’ose pas parler«
« Lorsque tous les regards sont braqués sur moi,
je rentre en état de stress «
« J’ai peur de ce que les gens vont penser de moi »
« Je réfléchis trop longtemps avant de parler »
« J’ai peur que ce que je vais dire ne soit pas intéressant »
Cela fait des années que j’accompagne quotidiennement des personnes de tout milieu, de tout âge sur la problématique de la timidité. Ces phrases, je les ai entendues des centaines et des centaines de fois, dans la bouche de tous ceux que j’ai aidés et que je continue à aider.
Je vous propose, dans cet article, de vous livrer les clés de mon coaching, résultat d’une longue recherche menée sur un échantillon de mille personnes.
Oui ! Il est possible de vous débarrasser définitivement de tous ces freins qui vous bloquent à l’oral et surtout de cette étiquette qui vous colle au dos depuis longtemps : « timide ».
Oui ! Vous pouvez vaincre votre timidité et retrouver enfin une parole libre, naturelle, et vous sentir enfin pleinement vous-même dans votre relation aux autres.
Sommaire
LA TIMIDITÉ, CETTE FAUSSE IDENTITÉ
La timidité n’est pas un trait de la personnalité. C’est un frein à la personnalité.
La timidité donne souvent l’impression d’être une caractéristique de soi : « Je suis timide, c’est ma nature, je l’ai toujours été, je n’aime pas trop parler, je préfère écouter, je suis réservé… ».
Mais si vous êtes honnête, vous reconnaîtrez que cette « nature » n’est pas la vôtre : elle vous empêche d’être réellement vous-même.
La timidité agit comme un empêchement à être.
Vous pensez à quelque chose, mais vous ne le dites pas. Vous avez envie de participer, mais vous vous retenez. Vous aimeriez répondre, mais vous n’osez pas prendre la parole. Vous voudriez aller vers les autres, mais quelque chose vous freine.
Et cela vous rend malheureux car, en réalité, vous aimez la compagnie des autres. Votre vraie nature est sociale. Si ce n’était pas le cas, vous ne seriez pas en souffrance !
Vous finissez alors par donner de vous une image qui ne correspond pas à ce que vous êtes réellement.
Et, depuis sans doute longtemps, vous vous identifiez à cette « nature » qui n’est pas vous. La timidité finit ainsi par devenir une véritable étiquette.
Vous n’êtes pas le frein. Vous êtes freiné.
Cette différence est essentielle.
📌 A RETENIR
Ne dites plus : « Je suis timide ».
Mais : « Il y a quelque chose en moi qui me freine ».
D’où vient la timidité ?
La timidité est un ensemble de mécanismes et d’habitudes acquis, qui se sont installés progressivement.
Un bébé ne naît pas « timide ». La timidité se construit progressivement, souvent très tôt, dans l’environnement familial.
Dans un environnement suffisamment sécurisant, l’enfant bénéficie d’un véritable apprentissage de la parole. Il s’exerce quotidiennement à parler, à poser des questions, à exprimer ses désaccords, à raconter, à demander, à se faire entendre. Il bénéficie ainsi d’un véritable training de la parole.
La parole s’apprend en même temps que la relation aux autres.
Cet enfant apprendra alors à s’exprimer d’une manière fluide, naturel et sans freins.
Mais lorsque, dans le foyer, la parole est associée au jugement, à la peur, à la censure, à la dévalorisation, à une trop grande pression ou à une surveillance excessive, l’enfant apprend tout autre chose: il apprend à se retenir.
Il n’apprend pas à parler, il apprend à avoir peur de parler.
La parole est enseignée en même temps que la peur. Comme deux faces d’une même pièce de monnaie.
Les raisons peuvent en être multiples : parents intrusifs, mère fusionnelle, ultra-protectrice, chantages affectifs, secrets familiaux, non-dits, jugements, dévalorisations, culpabilisation, pressions, autoritarisme, violences, etc. La liste est longue !
La timidité ne relève que d’un mauvais apprentissage. Elle n’a rien à voir avec un quelconque caractère ou personnalité. Vous n’avez juste pas reçu les bons outils !
Vous avez appris à vous retenir.
Il vous faut apprendre d’autres outils, c’est tout ! redresser le mauvais apprentissage et il n’est jamais trop tard pour le faire !
📌 ALLER PLUS LOIN…
La peur est un frein,
un bâton qu’on vous a mis dans les roues.
Elle provient de l’extérieur, c’est un poids
remis par un autre que vous vous êtes chargé de porter.
L’identifier, la conscientiser est le premier pas
pour vous en débarrasser.
Essayez dès maintenant : vous ne serez déjà plus le même !
J’identifie mon frein :
LES CAUSES DE MES BLOCAGES
LES CLÉS POUR SORTIR DE LA TIMIDITÉ À L’ORAL
➤ Clé n°1 : Prendre la parole, c’est prendre ma place
Parler, c’est occuper sa place. C’est prendre une place distincte de celle de l’autre.
Nous sommes différents. Nous parlons depuis deux endroits différents. Entre nous : le vide. Parler, c’est faire en sorte que ma parole traverse l’espace qui nous sépare.
Or la timidité déséquilibre tout cela : plus de frontières entre moi et l’autre. Je ne cesse de me mettre à sa place en train de me regarder, au lieu de rester à la mienne.
« Que va-t-il penser de ce que je suis ? Vais-je être à la hauteur de ce qu’il attend ? »
Je me juge à travers le regard de l’autre. Je me projette dans lui. L’autre me happe.
Je disparais (de ma place). Je ne suis plus nulle part. Je me sens disparaitre, je perds mes moyens, mes mots, mes idées.
L’autre est devenu si important qu’il m’engloutit.
☞ Il suffit donc de rétablir sa posture pour rétablir la confiance en soi.
Essayez cette astuce simple : elle modifie considérablement le rapport à l’autre !
📌 ASTUCE
Je creuse la distance
qui me sépare de l’autre.
Réellement ou bien dans mon imagination : l’autre est loin
Fiche pratique pour vous aider à installer une bonne posture :
l’ancrage et la respiration ventrale
Clé n°2 : L’important, c’est le message. Pas moi.
La timidité est une attention excessive portée à moi-même, à mon image: Comment est-ce que je parais ? Est-ce que je vais être intéressant ? Est-ce que je vais me tromper ? Qu’est-ce que les autres vont penser de moi ?
Lorsque vous prenez la parole, votre attention est souvent tournée vers vous-même : votre voix, votre apparence, votre performance, l’image que vous donnez.
Il faut déplacer cette attention.
Le véritable sujet de la communication, ce n’est pas vous, votre image : c’est ce que vous avez à transmettre.
Ce qui est important, c’est mon message. C’est lui que je porte devant moi !
Moi, je suis positionné derrière !
📌 A RETENIR
Dites-vous :
« Ils ne sont pas là pour moi.
Mais pour mon message »
➤ Clé n°3 : Chercher à être compris plutôt qu’à être parfait
Parler, c’est avant tout chercher à se faire comprendre. Chercher les mots les justes, s’adapter à celui qui vous écoute, et vérifier aussi souvent que cela est necessaire que votre message est bien compris.
Si vous vous vous concentrez sur votre message et sur votre interlocuteur, si votre objectif premier devient : « ma parole doit être intelligible », alors vous oublierez de surveiller votre propre image.
Essayez : c’est magique !
Vous avez alors le souci de l’autre, et non plus celui de votre performance.
📌 A RETENIR
Je ne dois penser qu’à expliquer.
➤ Clé n°4 : Parler, c’est agir.
Lorsque l’on est timide, on peut avoir tendance à penser que prendre la parole consiste à trouver les bons mots, à préparer mentalement chaque phrase.
Or communiquer, ce n’est pas dérouler un fil que j’ai dans mon cerveau à d’autres cerveaux.
Non !
Communiquer, c’est agir. Qui dit action dit: objectif.
L’objectif peut être: informer, convaincre, combattre, séduire, amuser etc…
Pensez à l’objectif ! Pensez à « agir »: votre stress diminuera considérablement !
📌 A RETENIR
Ne vous dites pas :
« c’est à moi de parler ».
Mais : « Action ! »
➤ Clé n°5 : La parole se construit en parlant.
Nous ne sommes pas des robots. Nous ne savons jamais exactement, mot pour mot, ce que nous allons dire.
Lorsque vous commencez une conversation, vous connaissez peut-être votre première phrase. Mais vous ne savez pas nécessairement les phrases que vous direz trente secondes plus tard.
C’est normal : la parole vivante et naturelle ne s’invente au fur et à mesure.
La timidité pousse souvent à vouloir tout contrôler avant de parler. Mais plus vous cherchez à prévoir votre parole, plus vous risquez de la filtrer et de vous empêcher de la prendre.
Commencez. Puis avancez.
Une idée en entraînera une autre.
📌 PRISE DE PAROLE EN PUBLIC.
Même lorsque je connais ma structure et ce que je veux dire, il restera toujours une part d’improvisation. La parole doit rester vivante et naturelle : elle ne peut pas être récitée mot à mot.
Il faut donc accepter une part d’inconnu.
Parler, c’est se jeter à l’eau !
Ne restez pas au bord de la piscine à vous demander si l’eau est froide.
Ne réfléchissez pas.
📌 A RETENIR
Ne vous dites plus:
« Je vais essayer »
mais:
« J’y vais ! »
Vous retrouverez toutes ces règles ici : Les 7 techniques de la prise de parole
EXERCICES POUR VAINCRE SA TIMIDITÉ À L’ORAL
Votre timidité a induit, depuis très longtemps, de mauvais automatismes.
Et surtout, vous n’avez pas bénéficié,, comme d’autres enfants, d’un training verbal continu en famille.
Pour retrouver une aisance à l’oral, une parole fluide, sans anxiété, il faut donc banaliser l’acte de prendre la parole.
Tous ces exercices ont comme objectif de descendre la parole du socle où vous l’avez mise afin de lui enlever son caractère menaçant.
S’exercer le plus possible. Plus vous vous exercerez, plus vous ferez disparaitre vos freins.
Rappelez-vous l’enfant, qui s’exerce des dizaines de fois chaque jour…
1. Se parler le plus possible à voix haute.
Formulez à haute voix tout ce que vous pensez, tout ce qui vous vient à la tête.
Observer le trainig verbal des enfants: c’est ce qu’ils font ! aucune censure !
De même, exprimez à haute voix toutes vos émotions.
Dialoguez avec vous-même. Faites les questions et réponses.
Faites le point de la journée par exemple, en rentrant ou bien, au lieu de ruminer dans votre tête les problématiques auxquelles vous êtes confronté: traduisez-les en paroles.
Les pensées restent à l’état de pensées, dans le cerveau et la plupart du temps nous tournons en rond…
Tandis que les formuler à haute voix permet de les expulser, de les transformer en éléments actifs et nous fait trouver la résolution beaucoup plus facilement, si elles se transforme en prise de tête:
essayez !
—-> transformez chaque pensée en parole.
2. Chez soi : multipliez les mises en situation
Visualisez votre interlocuteur, votre jury ou votre auditoire ou vos amis et adressez leur la parole à voix haute. Imaginez ce qu’ils peuvent vous répondre. Et répondez leur.
Exercez-vous, répétez autant de fois que c’est nécessaire !
Cet exercice apporte beaucoup de résultats et va augmenter votre sens des réparties et votre confiance et assurance, parce que vous auriez presque tout prévu !
Comme un comédien qui s’exerce pour un rôle.
3. S’exprimer le plus possible dans des situations quotidiennes
Communiquer à propos de tout ou de rien !
Ne pas chercher à être original ni profond, au contraire: lâcher des banalités, des futilités.
Créez des liens avec les commerçants, les voisins etc…
Tout sera prétexte à entamer la conversation !
La meilleure manière de :
– se familiariser avec l’inconnu
– ne pas se mettre une pression de dingue sur votre contenu.
4. Et enfin… lancez-vous !
Exercez-vous avec des proches, en groupe.
Lâchez prise ! Il suffit de tenir le début, puis vous trouverez !
Il n’y a aucun danger, avec des proches.
La peur est juste imaginaire…
Vous n’avez juste pas l’habitude de le faire: rien de dramatique ne peut vous arriver.
Ne vous dites pas: « Je vais essayer de le faire »
Mais faites-le !
Vous serez étonné que cela ne soit pas si difficile que vous l’aviez imaginé !
Ne restez pas au bord de la piscine.

☞ Je veux me libérer de mes blocages.
Mon coaching :
Très peu de séances suffisent !
N’hésitez pas !
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(Techniques de l’art oratoire : la diction, le regard, l’expression, la présence,
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