NOTES SUR LE THEATRE
« Qu’importe la barque, nous, c’est l’océan qu’on veut atteindre »
Un journal écrit loin du bruit, dans ce temps de solitude après le travail.
Des petits cailloux blancs qui aident à ne pas se perdre…
Préface de Robin Renucci (extraits)
« Les carnets de route de Yaël Bacry sont un cadeau à savourer et à offrir. Que l’on soit pédagogue, comédien, amateur ou professionnel, simple curieux ou fervent amoureux du théâtre, c’est un cadeau comme le sont les témoignages d’artisans. Ils sont toujours riches d’un savoir faire allié à une belle philosophie, les deux développés sur l’établi. (…)
Ce choix d’écrits, notes et impressions saisies dans des petits carnets au fil de vingt ans d’enseignement à l’Atelier théâtral d’Ivry, nourries également par les expériences d’enseignement dans des classes de Conservatoires, témoignent concrètement, aujourd’hui, avec force et poésie, de moments forts d’approche du jeu du comédien. Yaël Bacry y transmet son expérience, y creuse un sillon bien personnel, poétique, fervent, revigorant. Son témoignage est précieux. (…)
Ce chemin de travail et de répétitions, c’est ce que restitue, tout simplement, avec beaucoup d’intelligence et de sensibilité, le petit-grand livre de Yaël Bacry. »
Robin Renucci
Notes sur l’enseignement théâtral et la direction d’acteur
Ce journal de travail réunit toute ma pratique d’enseignement et de direction d’acteur. On y trouvera essentiellement des notes pédagogiques (outils de jeu du comédien, interprétation…) mais aussi des notes détaillées sur les pièces travaillées (dramaturgie et mise en scène)
On y trouvera enfin ce qui me meut depuis si longtemps: mon acharnement à débusquer la beauté, sinon à l’inventer et la croyance en ce que le théâtre a pouvoir de métamorphose.
« Les nuages, on dirait qu’ils savent où ils vont.
De tout temps, mettre mes semelles dans les leurs.«
« Je me surprends à être de plus en plus exigeante, au fur et à mesure que ma foi grandit. Car oui, ma « foi » – je n’ai plus peur de ce mot – devient de plus en plus intransigeante et explose parfois
comme la lame d’un couteau.
Si ça ne brûle pas, je ne vois pas l’intérêt. »
« Je leur fais goûter la distance. Ce gouffre qu’il peut y a avoir entre deux personnes – forcément différentes.
Leur dire que c’est de cette distance-là qu’est né le langage.
La langue, une expérience physique. »
« La précision, le détail, voilà le secret.
Tel un horloger, s’attacher à chaque rouage. Fragmenter chaque scène, phrase, mot. Chaque fragment est une perle.
Les goûter une à une, « en profiter », les visiter le plus loin possible, en faire le tour.
A la fin, nous aurons le collier. »
Lorsque tu joues, c’est toi qui écris.
Penser à l’origine, à ce double mouvement : cette déception où le monde nous a mis : « ce n’est pas cela ».
Et cet éblouissement : « c’est là où je veux être ».
« La voix
Commencer par là. Parce que tout a commencé par là. Par un cri.
C’est moi qui suis là. »
Vous y trouverez, entre autres, certaines catégories :
Le travail sur le texte. La voix, la respiration, la diction. L’espace et le corps. La lenteur. La beauté. L’émotion etc….
