Prise de parole en public: 8 idées reçues qu’il faut oublier

  • Respirer par le ventre en parlant.
  • Penser à ralentir.
  • Adopter une posture de leader.
  • S’entraîner avec un stylo entre les dents.
  • S’ancrer, c’est avoir des racines etc.

Ces recommandations sont répétées dans les formations, sur les réseaux sociaux et dans d’innombrables articles.

Peut-être même que vous les appliquez religieusement à chaque prise de parole. Et vous vous étonnez de ne pas progresser.

Et si c’était justement ça, le problème ?

Après plus de 20 ans à coacher des centaines de personnes sur leur prise de parole, je vois toujours les mêmes croyances et les mêmes façons de penser revenir. Des conseils, des idées reçues, répétées de coach en coach, de formation en formation, sans jamais être vraiment questionnées. Certaines sont inutiles. D’autres sont carrément contre-productives.

Voici les 8 idées reçues qu’on vous vend comme des vérités — et ce qu’il faut vraiment en penser.

On vous parle sans cesse du « verbal » d’un côté, et du « non-verbal » de l’autre — comme s’il s’agissait de deux mondes séparés, avec chacun ses propres techniques à travailler indépendamment.

Or c’est une fausse séparation.

Il n’y a pas d’un côté le verbal, et de l’autre le non-verbal.

La voix est produite par le corps. Votre posture, votre respiration, votre ancrage — tout cela fabrique votre voix, et donc votre parole elle-même. Travailler l’un sans l’autre n’a aucun sens : c’est un seul et même système.

C’est LE conseil que tout le monde s’entend dire avant une prise de parole : « n’oublie pas de respirer par le ventre. » Sur le papier, l’intention est bonne.

Dans les faits, c’est une injonction impossible à tenir.

Le principe même de la respiration ventrale, c’est de ne pas mobiliser son mental. Or, se donner comme injonction « il faut que je respire par le ventre » au moment de parler revient exactement à faire l’inverse : se surveiller. Et on ne se surveille pas quand on parle. Dès qu’on s’observe, on perd en naturel — et la méthode elle-même s’effondre. Il faut y arriver, certes, mais par d’autres moyens.

La respiration ventrale, on ne doit pas y penser, elle doit arriver naturellement: elle arrivera grâce à une posture correcte du corps, et c’est tout !

L’image est belle, poétique même. Mais elle induit en erreur.

Être ancré n’est pas être planté au sol.

Un ancrage figé, statique, « planté dans le sol » comme un arbre, c’est justement ce qui rigidifie le corps et bloque la parole.

Être ancré, c’est prendre appui sur le sol en rebondissant avec les genoux. C’est très différent ! C’est un ancrage vivant, souple, mobile — pas une racine plantée dans la terre.

Cet exercice a la peau dure : parler avec un stylo entre les dents pour « muscler » sa diction. Beaucoup de comédiens en herbe et de formateurs jurent encore par cette technique.

C’est lopposé de ce qu’il faut faire.

Cet exercice accentue le pire des défauts en matière d’élocution : serrer les dents. Une bonne diction ne se travaille jamais dans la crispation, mais dans le relâchement de la mâchoire.

Oubliez le stylo ! prenez un bouchon.
Par son épaisseur, il maintient les mâchoires ouvertes.

Fragmenter sa parole, faire des pauses, ralentir son débit — c’est un vrai levier de clarté. Mais le conseiller comme instruction consciente au moment de parler pose le même problème que la respiration ventrale.

On ne se surveille pas quand on parle.

Se dire « je dois ralentir, je dois fragmenter » pendant qu’on parle mobilise le mental exactement au moment où il faudrait s’en libérer et vous enferme encore plus en vous-même ! On manquera de naturel. Oui, la vraie parole est fragmentée et non pas rapide mais il faut y arriver par d’autres moyens que l’auto-injonction en temps réel.

Comment ? en renforçant la relation avec mon interlocuteur et n’avoir qu’un objectif en tête: se faire comprendre.
Avoir le souci de l’autre.
Ma parole doit être intelligible pour l’autre.

Alors… miracle, cela se fera tout seul !

C’est LE fantasme de la prise de parole en entreprise : adopter « la » posture qui impose le respect, celle du leader charismatique qu’on voit dans les conférences TED.

C’est une fausse piste, et une piste dangereuse.

La posture qu’on cherche n’a rien à voir avec celle qu’on renvoie à l’autre. Nous ne cherchons pas une image à donner à voir !
Nous cherchons une vraie posture.

La vraie posture est avant tout intérieure. Elle ne se fabrique pas de l’extérieur en copiant une gestuelle de leader : elle se construit depuis l’intérieur.

Et, miracle: elle se verra !

La respiration, encore elle, présentée cette fois comme LA solution miracle contre le trac. On respire un grand coup avant de monter sur scène, on pratique la respiration ventrale (ou al cohérence cardaique, et le stress devrait s’envoler.

Oui ! mais si notre stress est important, cela ne sera pas suffisant.

Il faut, dans un premier temps, identifier la peur afin de la déconstruire. La respiration peut soulager sur l’instant, mais elle ne traite jamais la cause profonde du stress. Sans un travail sur l’origine de la peur, elle reviendra, à chaque fois.

Je propose un protocole qui donne de très bon résultats, issu d’une recherche sur un millier d’accompagnés.

Beaucoup renoncent à se former, persuadés qu’il faut des mois de travail et un budget conséquent pour progresser.

Une bonne formation, c’est l’inverse.

Une bonne formation en prise de parole, c’est avant tout des techniques adéquates : rapides, simples et efficaces. Quelques séances suffisent pour repartir avec tous les outils nécessaires. Le vrai enjeu n’est pas la durée, mais la qualité de la méthode enseignée.

Quant au coût : apprendre à parler en public devrait être accessible à tout le monde. Cela devrait presque être un service public. Les étudiants, les précaires, les chômeurs, les bas revenus devraient pouvoir bénéficier de tarifs décents pour accéder à ces outils essentiels.

Je propose, quant à moi, des tarifs qui s’adaptent à la situation financière de chacun.


1. Elle ne doit pas consister à multiplier les consignes

« Il faut… » ou « Tu dois… respirer, sourire, fragmenter, aller lentement, articuler, etc… »
Lorsqu’on prend la parole, le cerveau est déjà saturé, lui rajouter en plus tout un tas d’injonctions fait qu’il devient quasi impossible de nous recentrer sur ce qui compte vraiment: notre contenu et notre adresse, notre objectif. Multiplier les consignes rne fait qu’augmenter encore la charge mentale.
NON.
Il ne suffit que de DEUX consignes pour être gagnant sur tous les tableaux:

  1. Avoir une bonne posture
  2. Rester sur ce seul objectif: que ma parole soit intelligible

2. S’il y a des freins installés au départ (stress, trac, syndrome de l’imposteur etc.), elle doit d’abord les désactiver !

Installer des outils sur des freins ne prendra pas !

Il faut s’attaquer aux fondations avant d’en venir aux étages.
C’est par un vrai travail de fond qu’une bonne formation en prise de parole doit commencer.

EN SAVOIR PLUS : LA MÉTHODE TRANSFORMATIONNELLE

DEUX étapes donc:

  1. Déconstruction des peurs à leur source
  2. Acquisition d’outils techniques les plus pédagogiques possibles, calqués sur le fonctionnement naturel de tout organisme vivant

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