L’APPROPRIATION DU TEXTE

Comment se débrouiller avec ses répliques ?
Comment faire pour arriver à un « naturel » ?  
Comment s’organiser face au texte ?

Comment se l’approprier ?  le ré-inventer ?
le faire vivre en nous à chaque instant comme s’il était neuf ? 

Travail préparatoire chez soi: le concret

Détendu, texte en main, visiter chaque mot du texte. Prendre son temps. Enoncer le mot à haute voix: est-ce que ça me parle ? est-ce que je le vois, le sens ? Oui. Je peux alors passer au mot suivant. Et ainsi de suite. L’enchainement des mots (la phrase) viendra dans un second temps.

Attention, ceci n’est pas un travail mental, mais bien corporel. Le corps imagine et est en mouvement. Travailler sur l’image concrète et sa sonorité et l’expérience physique qui le constitue.

En cela, on met ses pieds dans les traces de ceux de l’auteur. On cherche patiemment comment il a écrit.
L’expérimentation de passer par un synonyme ou un contraire est d’une très grande aide !

« Le texte invisible »

Une méthode que j’ai élaborée au fur et à mesure des années d’enseignement. Emprunte à la fois au « sous texte » et au « monologue intérieur ».

Texte en main, jouer les répliques et la situation en énonçant et jouant à voix haute tout ce qui n’est pas écrit. Jouer tous les blancs de la feuille, révéler l’écriture « cachée ». Le comédien mêle ses propres mots au texte de l’auteur.

Ce travail permet de révéler tous les ressorts de l’écriture. Pour ma part, la meilleure méthode de jeu, d’appropriation d’un texte.
Cette méthode, que je peaufine depuis des années, est abondamment détaillée dans mon journal

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